4. Santé et entretien

Le Rottweiler est rustique et résistant. Il peut passer de longues journées à l’extérieur, sans souffrir du froid. Mais, il préféra sûrement le canapé que la niche !

A noter que son poil noir capte plus facilement la chaleur, et qu’il peut donc avoir à en ‘souffrir’ plus que d’autres races ; c’est le cas notamment sur les terrains de sport.

 

La vie en appartement est souvent déconseillée pour les chiens de ce type. Mais là encore, rien ne permet de généraliser et l’on connaît suffisamment de Rottweilers vivant en milieu urbain, en appartement et qui sont parfaitement heureux, qu’il paraît difficile de dire le contraire. C’est de disponibilité de la part de son maître dont il a besoin afin d’être sorti régulièrement.

Parfois, un Rott dans un grand jardin est  moins heureux qu’un chien dans un 50m² que ses maîtres qui le sortent régulièrement et qui lui offriront au moins une fois par semaine l’occasion de s’éclater. On ne parle pas là d’activités canines. Le Rottweiler de compagnie peut se satisfaire de randonnées, des marches à la campagne, etc, pourvu qu’il puisse se libérer de son trop plein d’énergie.

Le Rottweiler ne souffre pas de maladie particulière. Comme tout ses congénères de grandes tailles, il convient de veiller à sa croissance : pas d’exercice violent qui pourrait endommager son squelette (efforts excessifs, sauts, montée et descente d’escaliers…) tant que sa croissance n’est pas achevée, et gare à l’alimentation qui doit répondre à ces besoins précis, sans carence ni excès. Le vétérinaire ou l’éleveur saura conseiller l’acquéreur sur la manière de nourrir un Rottweiler.

 

 

Il ne faut oublier que la race n’est pas épargnée par la dysplasie (pensez à demander la radio des parents lors de l’achat du chiot) et les sujets lourds sont davantage prédisposés aux risques de dysplasie coxo-fémorale.

 

Autre problème que l’on peut rencontrer dans la race : l’entropion. C’est la paupière qui s’enroule vers l’intérieur. Cela n’est pas grave et se solutionne par une petite intervention pratiquée par le vétérinaire.

 

Vraiment, on ne peut pas dire que le Rottweiler soit une race à problème. De plus, son poil ne nécessite pas d’entretien fastidieux ou contraignant pour son propriétaire. Un brossage régulier est amplement suffisant, qui sera plus fréquent pendant les périodes de mue où les poils morts tombent davantage. Il est important d’habituer très tôt le chiot à être manipulé. Cela facilitera les séances de brossage par la suite. Une brosse ou un gant à picots peut alors lui procurer de petits plaisirs ! L’entretien n’apparaît plus comme une contrainte pour personne et devient alors un jeu pour tout le monde et c’est vraiment plus sympa.

 

4.1 Le syndrome dilatation-torsion de l’estomac

Le SDTE est une affection qui survient brutalement. Du gaz puis du liquide va s'accumuler dans l'estomac du chien, ce qui va provoquer dans un premier temps sa dilatation, qui peut se compliquer par une torsion. Sans aucune intervention, le retournement d'estomac se solde par la mort de l'animal.

 

Même si l'origine est mal connue, certains facteurs prédisposent à cette maladie:

Les chiens de grande race et de race géante sont les plus fréquemment touchés, en particulier les individus au thorax étroit et profond.

Ingérer rapidement un repas et de surcroit en prise unique. Ceci est valable pour l'eau aussi.

Faire de l'exercice juste avant et après un repas.

Les animaux craintifs ou stressés.

 

Les signes cliniques sont évocateurs. En général, le retournement d'estomac se déclare juste après le repas, et de préférence le soir. L'abdomen de l'animal gonfle subitement et démesurément, et il tente en vain de vomir.

L'affection peut se compliquée rapidement : abattement marqué, respiration rapide et difficile...

Si rien n'est entrepris, l'animal est condamné: Il doit être conduit le plus rapidement possible chez le vétérinaire.

Celui fera un diagnostique et une radio. Ensuite il va sonder l'animal sous anesthésie : la sonde est introduite dans la bouche jusqu'à l'estomac pour vidanger celui-ci et diminuer les effets liés à sa dilatation.

La deuxième étape est la chirurgie (car sans celle-ci, on constate de fréquentes récidives).

On va pouvoir estimer les dégâts que la dilatation a occasionnée sur la paroi de l'estomac. Si celle-ci est très abimée, il peut être nécessaire d'enlever une partie de l'estomac. Une fois l'estomac remis en position physiologique et que les zones abimées ont été retirées, celui-ci est fixé à la paroi abdominale pour éviter les récidives